▷ Les oeufs de Pâques ukrainiens ne se sont jamais aussi bien vendus en Alsace

Leurs œufs fabriqués par des artisans ukrainiens se vendent comme des petits pains. Pour la 29e année, l’association “Les Enfants de Tchernobyl” met en vente 30 000 “pysanky” au bénéfice des victimes de la catastrophe de Tchernobyl, et a fortiori, de la guerre en Ukraine. L’opération solidaire rencontre un succès inégalé. Les recettes – 120 000 euros si tous les œufs trouvent preneur – serviront à financer des actions sur place, une fois l’accès au pays rendu possible.

“C’est un véritable raz de marée, les gens se sentent très concernés par ce qui est arrivé, ils ont tous envie d’aider c’est particulièrement le cas cette année”, témoigne Brigitte Riegert, coordinatrice de l’opération. En effet, au marché de Pâques de Marmoutier, ces œufs multicolores en bois, tournés, peints et laqués à la main et vendus quatre euros pièce ne restent pas longtemps sur les présentoirs de l’association.

“Ils sont très beaux !”, s’exclame Stéphanie en s’approchant du stand avec sa fille de sept ans. Elle repart avec deux œufs aux couleurs vives. “Si chacun fait pareil, un petit don par ci, un autre par là, on peut faire beaucoup. On est tous très sensibles à ça, à ces images que l’on voit à la télévision. C’est choquant, surtout les enfants qui se retrouvent sans parents. Moi-même ayant une petite fille, je l’imagine, seule. Ça me fait beaucoup de peine”. 

Rupture de stock

Derrière la caisse, Régine Anstott, membre de l’association, constate cet élan de solidarité et d’empathie tous les jours : “On est victimes de notre succès, nous sommes presque en rupture de stock”. Vous avez jusqu’au lundi 18 avril pour dénicher les derniers œufs mis en vente par l’association.

Jusqu’à présent, la mission principale de “Les enfants de Tchernobyl”, fondée en 1993, était de venir en aide aux populations, particulièrement aux enfants qui habitent la région contaminée par les retombées de la catastrophe de Tchernobyl. “Cette année, l’accueil est compromis par les conflits géopolitiques, poursuit la coordinatrice de l’opération Brigitte Riegert, mais de toute façon, on continuera à leur venir en aide dès qu’on aura accès au pays. On va essayer d’intervenir pour leur apporter de l’aide, dans les hôpitaux, pour apporter de la nourriture saine, etc. 

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